La pierre au royaume du bois

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Le Val de Morteau est très boisé et ici le sapin est roi et parfois Président. Cette omniprésence de la forêt laisse tout de même une place de choix à la pierre et à de superbes édifices qui méritent que l'on s'y intéresse. Nous vous proposons de débuter notre itinéraire dans le quartier des Renaudumont, sur la commune des Fins. Au bord de la route principale, l'œil averti remarquera ce petit *ORATOIRE si particulier. Il dispose d'un auvent claviné qui surplombe la porte et rejoint le pignon, cela lui donne un petit effet champêtre.

          
Pour la petite histoire : Au Printemps de 1885, la peur entre dans les foyers. Une épidémie de variole dévaste le village, emportant près d'une personne sur huit. Aucune famille n'est épargnée par le malheur. On essaie de combattre le fléau en éloignant les enfants moins résistants dans d'autres lieux et en les plaçant chez des familles parentes ou amies. Au comble de la détresse, les villageois se tournent naturellement vers leur mère du ciel. Un vœu est prononcé par la population : si l'épidémie prend fin, les survivants élèveront un oratoire. Cet oratoire est construit au bord de la grande route. A chaque premier dimanche de mai, depuis cette année-là, les gens se rendent en procession devant la statue de Notre Dame. Le maire, assisté de deux conseillers, vient déposer un cierge en signe de reconnaissance. Cette tradition se poursuivra durant plusieurs générations.

 


Nous nous dirigeons ensuite vers Morteau.


* MONUMENT AUX MORTS DE MORTEAU
Au cœur de Morteau, devant l'hôtel de Ville, pensez à jeter un petit coup d'œil à ce monument. Il est superbe, peu commun, et ses quatre protagonistes sont très expressifs. Juste derrière, nous faisons une petite halte devant *L'HOTEL DE VILLE DE MORTEAU. Cette bâtisse, bien dégagée au cœur de l'agglomération, est faite de cette pierre jaune, aussi belle que résistante, extraite de la sablière de Sur le Fourg à Montlebon.

 

 


Pour la petite histoire : Au Printemps de 1885, la peur entre dans les foyers. Une épidémie de variole dévaste le village, emportant près d'une personne sur huit. Aucune famille n'est épargnée par le malheur. On essaie de combattre le fléau en éloignant les enfants moins résistants dans d'autres lieux et en les plaçant chez des familles parentes ou amies. Au comble de la détresse, les villageois se tournent naturellement vers leur mère du ciel. Un vœu est prononcé par la population : si l'épidémie prend fin, les survivants élèveront un oratoire. Cet oratoire est construit au bord de la grande route. A chaque premier dimanche de mai, depuis cette année-là, les gens se rendent en procession devant la statue de Notre Dame. Le maire, assisté de deux conseillers, vient déposer un cierge en signe de reconnaissance. Cette tradition se poursuivra durant plusieurs générations.

 

 

Nous vous proposons ensuite de prendre la direction de Pontarlier, pour nous rendre dans le magnifique village de Grand'Combe Chateleu, à cinq minutes de Morteau. Réputé pour la variété et le nombre de ses anciennes fermes comtoises, ce village dispose également de nombreuses fontaines puisque plus d'une dizaine sont conservées en eau. A l'entrée du village, sur la gauche, à proximité de la scierie, la petite * FONTAINE DES DOUFFRANS datée de 1910, se laissera découvrir par les plus attentifs.
De l'autre côté de la route, le quartier des Cordiers, possède lui aussi sa Fontaine. Nous poursuivons notre route en direction du petit village des Gras pour terminer notre itinéraire par la fontaine installée au centre de la commune. * CETTE FONTAINE est composée d'une statue du siècle dernier.
 

Pour la petite histoire : Nous sommes en 1904. Depuis quelques années seulement la place du village est ornée de ce beau monument et les passions que suscita l'arrivée de ces deux nudités ne sont peut-être pas tout à fait éteintes. Les Gras achètent la fontaine en 1897 à la ville de Pontarlier et la placent d'abord devant l'hôtel Faivre en l'alimentant par la source du Petit Bois. Depuis lors, on aperçoit chaque matin quelques hommes sortis des maisons voisines allant se débarbouiller à l'eau de la fontaine. L'installation du bassin a lieu pendant le mandat du maire Louis Baron.