Noble matière

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Cet itinéraire est consacré au travail et à la transformation de la matière. Nous découvrirons tout d'abord le travail de la pierre, celui du fer, puis celui du bois, grâce à des artisans qui perpétuent la tradition.

 
Nous débutons cet itinéraire par * L'EGLISE DES GRAS. Cette église a été construite en 1578.

Pour la petite histoire : La vierge d'Einsiedeln, but de pèlerinage pour nombre de paroissiens, se trouve sur un des bas côtés. Toutes les statues de Notre-Dame des Ermites la représentent le visage et les mains noires, conformément à la statue vénérée au monastère d'Einsiedeln. Celle-ci, exposée depuis des siècles avait noirci sous l'action des cierges. Lorsqu'à la Révolution, la pénétration des troupes françaises en Suisse menaça le sanctuaire, cette statue fut mise à l'abri dans le Tyrol, puis à Trieste. Après ce voyage, une restauration s'imposait : on peignit alors la vierge en noir parce que les fidèles avaient l'habitude de la voir ainsi.

C'est la première paroisse indépendante du prieuré de Morteau. Il faut noter parmi les richesses d'Art Sacré des bois polychromes : la statue de Saint Renobert (XVIème), celle de Saint Sébastien (XVIIIème) et une copie de la Vierge Noire à l'Enfant du XVIIème siècle. Le retable en bois exécuté en 1827 par Bullet, les stalles et lambris en chêne du XVIIIème siècle constituent un autre aspect de ce mobilier religieux. Le tabernacle daté du XVIIIème proviendrait de l'église de l'Assomption de Sur-la-Seigne (Montlebon). Les inventaires de 1905 ont laissé une trace sur la porte latérale de l'église : la résistance toute symbolique est marquée d'un coup de hache sur le bois de la porte qui n'a jamais été effacé. A proximité, face au village, sur la butte, il y a les tombes des anciens curés et celle de l'évêque Moyse.


Ensuite, nous prenons la direction de Grand'Combe Chateleu pour faire une halte au Pré Rondot pour découvrir :

* LA FORGE TAILLANDERIE (visite sur demande),
* L'EBENISTERIE (du lundi au samedi),
* LA TOURNERIE (du lundi au samedi).

Ces trois entreprises familiales présentent un artisanat local riche et varié. Vous pourrez découvrir : la création, la restauration, le tournage, la sculpture (fabrication de meubles sur mesure, tables à allonges, tabourets à vis, nombreux articles en bois…)

Ensuite, nous poursuivons notre itinéraire en direction de Montlebon pour nous intéresser à * SAUGE ARTISANS DU BOIS, cette petite entreprise familiale basée à Derrière le mont (sur les hauteurs de Montlebon) - (Fermé le dimanche)

Pour la petite histoire : Emile Sauge s'y installe en 1923 comme charron. Il fabrique des brouettes, charrettes, chaises, chevaux à bascule, et jouets divers. A cette époque, c'est le ruisseau la Douve qui fournit la force hydraulique à l'entreprise. Aujourd'hui, l'entreprise fabrique essentiellement des tiroirs, présentoirs, emballages et articles cadeaux en bois. Les essences utilisées sont l'épicéa, le sapin, le frêne, le hêtre, le tilleul. L'entreprise a été Lauréate du trophée des entrepreneurs du Doubs en 1998.

Enfin, nous nous rendons au hameau des Fontenottes pour y découvrir * L'EGLISE DES FONTENOTTES


Pour la petite histoire : En 1639, les frères Billod font le vœu d'édifier un oratoire à la Vierge si leur père prisonnier des troupes suédoises du duc de Saxe-Weimar est libéré. Leur vœu ayant été exaucé, on ne leur accorde l'autorisation de construction qu'en 1691. Vers 1780, l'édifice fut agrandi en chapelle ; le plan comprenait un chœur (correspondant à l'oratoire primitif), une nef rectangulaire accostée d'une sacristie, à droite ; le mobilier était composé, d'un maître-autel et de deux autels latéraux adossés. Le projet de 1846 propose un changement de destination des différentes parties : l'oratoire du XVIIème devient sacristie ; une partie de la nef du XVIIIème fait office de chœur que l'on envisage voûté ; la nouvelle nef prévue plafonnée, plus longue et plus large que l'ancienne, doit être précédée d'une tour clocher. Les travaux, confiés au maître ouvrier maçon François-Xavier Bourgeois, de Villers-le-Lac, ne respectèrent pas le projet à la lettre. On peut en effet remarquer que la tour-clocher, légèrement postérieure à la nef, est mal assise et se tasse du côté Est
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