Le Val d'un bout à l'autre

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Cet itinéraire vous permettra de découvrir le Val de Morteau d'un bout à l'autre, en passant essentiellement par la vallée. Nous débutons notre itinéraire au Bélieu par la visite de * L'EGLISE SAINT FRANCOIS D'ASSISE.


Pour la petite histoire : Relevant de la paroisse du Bizot depuis 1331, le Bélieu bâtit sa propre église de 1629 à 1631, date à laquelle elle est inscrite aux Monuments Historiques. François Cuenot, sculpteur du pays, l'orna d'un retable en 1667. L'église ayant été brûlée par les Suédois, le clocher ne fut reconstruit avec son dôme franc-comtois actuel qu'en 1680. (si l'église est fermée lors de votre visite, vous pouvez demander les clés au petit café situé à proximité).


On peut également signaler la Croix en fer forgé, située juste devant l'église, et qui est, elle aussi, inscrite aux Monuments Historiques.


Ensuite, nous nous dirigeons vers le village des Fins, pour nous intéresser à * L'EGLISE PAROISSIALE SAINT-CLAUDE, située au centre du village. Le clocher et la nef datent de 1824, le chœur et le transept de 1930. Descriptif architectural : La tour-clocher hors-œuvre en façade et la nef de style néo-classique, forment un contraste avec le transept saillant à pignons découverts et le chœur qui confèrent à l'ensemble un aspect massif. La nef, plafonnée à l'origine, est à charpente apparente depuis 1964. Le transept et le chœur sont recouverts de voûtes d'ogives retombant sur des supports au profil complexe. Dans l'église, il faut signaler pour leur importance artistique : une peinture sur toile représentant la mort de Saint-Claude, dans le bras droit du transept, œuvre de Joseph Aubert de Paris, 1890. Dans le beffroi, la petite cloche décorée de feuillages, d'une croix d'autel et d'une vierge a été fondue en 1779 par Cupillard de Morteau ; la cloche moyenne a été fondue en 1858 et la grosse cloche de 1962 kg en 1937.


    

Toujours dans le même village, nous nous rendons à la * FROMAGERIE DES SUCHAUX.
Il est recommandé de s'y rendre plutôt le matin, vers 9h00, au moment de la fabrication des spécialités locales, Comté, Morbier…

Pour la petite histoire : Les Fins, berceau de la race Montbéliarde ! Commune d'agriculteurs où la vaine pâture n'est abolie qu'en 1910, Les Fins vivent un peu à l'écart de la prospérité horlogère du val à la fin du XIXème siècle ; mais le pays s'illustre dans l'affirmation de la race bovine montbéliarde. C'est en grande partie l'œuvre de la famille Mamet des Frenelots et alliés.


Ensuite, nous poursuivons notre visite en prenant la direction de Pontarlier pour découvrir les traditions locales à Grand'Combe Chateleu, aux * FERMES-MUSEE DU PAYS HORLOGER
situées à l'entrée du village, dans le quartier des Cordiers. Revivez les habitudes de vie avant 1900. Trois de ces Fermes à Tué sont inscrites à l'Inventaire des Monuments Historiques.


Pour la petite histoire : L'habitat de Grand'Combe Chateleu est typique de cette région de moyenne montagne jurassienne : des hameaux dénommés quartiers ont concentré la population des fermes ; le cœur du village est installé sur une hauteur autour de l'église et de son cimetière. L'habitat dispersé reste important avec les fermes et les meix des coteaux. Les fermes à tué simple, double ou triple font la renommée touristique des Cordiers.

Des inscriptions pérennes relatives à leur construction ornent leurs linteaux. Elles sont les initiales des premiers occupants de la maison pour qui elles ont été édifiées. 64 fermes anciennes ont été repérées par l'Inventaire dont une ferme à tué double datée de 1780. (visite des fermes-musée tous les jours en été. Visite possible en hors saison pour les groupes sur RDV).


Terminons enfin notre itinéraire par la découverte d'un endroit insolite. Depuis Grand'Combe Chateleu, nous prenons la direction de Pontarlier pour faire une halte à la * GROTTE CHAPELLE DE REMONOT. Classée aux Monuments Historiques, elle abrite une Vierge de Pitié (XVème) et reçoit trois pèlerinages à l'année dont celui du 15 août.

Pour la petite histoire : La fontaine de la grotte se nomme Gesambrune, ce qui signifie source salutaire. En effet, selon la légende, cette grotte est bénie. Profonde de 30 m, large de 12 m, et haute de 4 m, elle abrite la chapelle de Notre-Dame de Remonot. On raconte qu'un ermite s'était retiré en ces lieux et y avait placé une statue de la vierge que venaient prier pauvres et riches du voisinage. Une source baignait les pieds de la madonne. Son eau, avant de s'enfuir vers le Doubs, guérissait les maladies oculaires. Quand mourut l'ermite, les moines de Montbenoit pensèrent ramener la vierge en leur monastère, lieu plus digne pour la mère de Dieu que le fond d'une caverne. Les miracles cessèrent au grand désappointement des moines et, une nuit, la statue s'échappa seule…pour regagner la grotte et à nouveau soulager les misères du monde. Par delà la légende, des textes mentionnent le site dès le XIIème siècle. Comme la route le long du Doubs n'existait pas, les habitants de la commune des Combes, descendaient la centaine de marches d'un escalier de bois pour gagner le sanctuaire qui leur servait de lieu de culte. L'aménagement intérieur n'a cessé de s'enrichir et cette grotte-chapelle attire, aujourd'hui encore, de nombreux pèlerins.