Savoir-faire locaux

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Dans cette région à forte tradition horlogère, les savoir-faire sont nombreux. Or, vous allez voir grâce à cet itinéraire que l'horlogerie n'est pas la seule activité qui met en œuvre des savoir-faire ancestraux dans le respect de la tradition. Nous débutons donc notre visite par la * FROMAGERIE LES FRENELOTS située sur la commune des Fins.

Pour la petite histoire : Les Fins, berceau de la race Montbéliarde ! Commune d'agriculteurs, les Fins vivent un peu à l'écart de la prospérité horlogère du val à la fin du XIXème siècle ; mais le pays s'illustre dans l'affirmation de la race bovine montbéliarde. C'est en grande partie l'œuvre de la famille Mamet des Frenelots. (visite possible tous les jours à 8h30 mais uniquement sur rendez-vous).

Ensuite, nous nous rendons à Morteau à la * FONDERIE DE CLOCHES située juste à la sortie de Morteau, en direction de Besançon.

Pour la petite histoire : C'est l'une des dernières fonderies artisanales de France. La famille Obertino est issue d'une très ancienne famille de fondeurs de cloches en bronze, et elle s'est finalement installée à Morteau en 1931. Les cloches sont destinées aux animaux, chapelles, entrées de maisons, souvenirs. Le poids d'une cloche peut varier de 80 grammes à 45 kilos.
(visite de l'atelier sur demande du lundi au vendredi).

Toujours à Morteau, nous poursuivons par la visite incontournable du * MUSEE DE L'HORLOGERIE DU HAUT-DOUBS.

Une visite du Musée de l'Horlogerie vous fera découvrir un siècle de traditions horlogères. (visites du lundi au vendredi hors saison, et tous les jours en été). Le musée est installé dans le * CHATEAU PERTUSIER (XVIème siècle)
Pour la petite histoire : élevé à la Renaissance, il s'appelait alors, le Château de Morteau. C'était la demeure des familles aisées, des Bôle ses fondateurs, originaires de Suisse, aux Pertuisier dont le nom reste attaché au Château. René Pertuisier décide vers 1935 de vendre le Château. La maison, plus le parc attenant, seront achetés par la ville de Morteau pour un prix modeste. Le siège de la gendarmerie sera alors déplacé de l'hôtel de ville aux cuisines du château surélevé d'un étage à l'effet d'héberger le personnel. En 1938, le château sera victime du feu tout comme l'hôtel de ville et l'église. La façade, du XVIème siècle, sur la cour intérieure, est inscrite aux Monuments Historiques en 1926.
Pour en savoir plus : Au milieu du XVIème siècle, le Val connut une assez longue période de prospérité. La famille Cuche bâtit cette riche demeure qui faillit disparaître à tout jamais lors du passage des Suédois à Morteau en 1639. Pendant l'attaque nocturne de la ville, la tourelle qui terminait l'escalier à vis s'enflamma ; la façade "en vent", décorée par des bossages, fut mitraillée. Les empreintes des balles de ¾ de livre, lancées par les biscayens suédois, sont visibles encore aujourd'hui.
    

A proximité de ces deux musées, nous faisons une petite halte à l'* EGLISE NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION de Morteau.

Eglise prieurale et paroissiale (chœur XV, clocher XVI, XVIIème siècle) elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1929.

Pour la petite histoire : L'église actuelle fut construite en 1409 sous l'évocation de Saint Pierre et Paul et terminée en 1420. Elle n'avait pas de clocher, celui-ci ayant été construit quarante ans plus tard ; le couvent y était accolé. En 1749, elle fut détruite par un incendie ainsi que le couvent. En 1683, un nouvel incendie, provoqué par les moines, détruisit une partie de l'église et de nombreuses maisons voisines. Le clocher fut encore incendié en 1945. Et enfin, le doyen Pagnier, par un travail important et méritoire, rendit à l'intérieur de l'église son véritable visage en faisant enlever la couche de plâtre qui recouvrait les belles pierres de son origine.

Nous quittons Morteau pour terminer notre itinéraire à Montlebon à l' * ANCIEN COUVENT DES MINIMES ET SON EGLISE qui datent du XVIIème siècle.

Pour la petite histoire : L'ancien couvent des Minimes, a été construit en 1624-1625. Transformé en prison sous la révolution, il servira ensuite d'école et de presbytère. Le clocher est dressé de façon dyssimétrique à la façade et a des contreforts en équerre ; il est coiffé d'un dôme. De nombreuses pièces du mobilier sont classées. Le couvent a été inscrit aux Monuments Historiques en 1973.